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Kinshasa, CD
17 décembre 2018
Moi, femme a la rencontre de mes paires dans la bible

Moi, Femme à la rencontre de mes paires dans la bible! (Partie 22)

Bien-aimées dans le seigneur que Dieu qui renouvelle chaque matin en nous le souffle de vie vous comble de joie, de paix et de bonheur en ce jour où je vous retrouve pour la suite de notre thème: “Moi, Femme à la rencontre de mes paires dans la bible!”

Naomi: D’un destin tragique à une bénédiction

Il y a quelques années, alors étudiante, l’église Evangélique de Fès, me confia comme responsabilité d’accueillir et d’être une oreille attentive aux nombreux migrants qui venant de toute l’Afrique survenaient quelque fois dans nos murs. Ces personnes  espéraient atteindre l’Europe en passant par les côtes marocaines.
Je me souviens particulièrement d’une sœur de passage qui parmi tant d’autres m’a marqué. Cette jeune femme avait réussi à traverser le désert de Mauritanie pour rejoindre la ville d’Oujda au sud du pays, puis arriver à la ville de Fès par la seule force de sa volonté: en marchant. Son visage, ses mains et ses pieds, étaient couvertes des plaies. Elle était à bout de force et affamée et avec seuls vêtements ce qu’elle avait sur ldos. C’est après avoir parlé avec elle que pour la première fois je découvris ce qu’était immigré de manière illégal peut être. Quitter son toit, son pays et les siens pour aller chercher une meilleur vie sans documents d’autorisation peut être un chalenge terrible et risqué. Cette jeune femme était convaincue de pouvoir atteindre l’Espagne en atteignant une ville plus proche de la côte. Aussi, elle fut imperméable à mes conseils de rester ou de rebrousser chemin avec l’aide de l’église. Son parcours terrible (viol, vol, maltraitances, etc.) n’avait en rien atténué la flamme qui brillait en elle et qui la motivait sur le bien fondé de sa quête, une vie meilleur l’attendait de l’autre côté de la mer.
De nos jours, le débat sur l’immigration fait couler bien d’ancres en Europe et en Amérique. Mais on a le droit de se demander combien sont ceux qui se sont vraiment retrouvés dans ces pays où ils sont allés vivre en fuyant soit la guerre, soit la faim ou tout simplement la réalité de leur pays. Combien sont ceux qui ont connus le succès dans ce nouveau pays d’accueil ? Beaucoup, peu ?….
Proverbes 14:12, nous dit « Telle voie parait droit à un homme, mais son issu, c’est la voie de la mort. »
Bien des récits historiques nous content comment des personnes ont eu à quitter un lieu donné pour échapper à une catastrophe (famine, guerre, etc.) ou tout simplement dans le but de trouver une vie meilleure. Le livre de Ruth, dans la Bible, nous parle d’une famille qui des siècles plus tôt, a elle aussi choisi de fuir un fléau afin d’aller trouver refuge ailleurs. Pourtant les choses ne se passèrent pas exactement comme prévus.
Ensemble nous allons découvrir que quelque fois il arrive que quitter son pays, ne nous mets pas nécessairement à l’abri ou ne nous assure pas toujours le bonheur escompté et rêvé. Au travers du livre de Ruth, nous désirons par les 7 points ci-dessous nous laisser enseigner par la personne de Naomi:

  1. Naomi, celle qui a dû revoir ses choix et saisir l’opportunité qui s’offrait à elle.
  2. Naomi, celle qui compris avoir besoin d’aide
  3. Naomi, celle qui croyait avoir changé d’identité
  4. Naomi, celle qui était des bons conseils pour les autres
  5. Naomi, celle qui se révéla être une femme stratège
  6. Naomi, celle qui était pleine d’assurance
  7. Naomi, celle qui fut récompensée de Dieu

  1. Naomi : Celle qui a dû revoir ses choix et saisir l’opportunité qui s’offrait à elle.

Ruth 1 : 1-5 « Du temps des juges, il y eut une famine dans le pays. Un homme de Bethléhem de Juda partit, avec sa femme et ses deux fils, pour faire un séjour dans le pays de Moab. Le nom de cet homme était Élimélec, celui de sa femme Naomi, et ses deux fils s’appelaient Machlon et Kiljon; ils étaient Éphratiens, de Bethléhem de Juda. Arrivés au pays de Moab, ils y fixèrent leur demeure. Élimélec, mari de Naomi, mourut, et elle resta avec ses deux fils. Ils prirent des femmes Moabites, dont l’une se nommait Orpa, et l’autre Ruth, et ils habitèrent là environ dix ans. Machlon et Kiljon moururent aussi tous les deux, et Naomi resta privée de ses deux fils et de son mari. »
Ruth chapitre 1 débute comme un conte de fée qui raconte l’histoire d’une femme comblée, épouse d’un homme respectée et connu ; mère des deux fils. Cette femme heureuse décide de suivre son mari loin de sa patrie à la recherche de terre moins arides car la famine frappe leur pays d’origine.
Comment vit-elle cette décision de partir ? Difficilement ? Peut-être, parce que derrière elle, elle laisse la famille, les amies. Mais elle est motivée par la recherche de la survie et le fait de savoir qu’elle part avec son homme et ses enfants. Partir pour survivre et éviter la mort par la famine. Pour cela, cette femme accepte de s’installer loin des siens loin de tous ce qu’elle a toujours connus pour ainsi échapper à la mort.
Pourtant la mort qu’ils ont fuis chez eux le rejoins bien vite, en fuyant pour la survie, c’est le décès de son époux qu’elle va trouver dans ce pays. Et plus tard ceux de ses enfants et elle se retrouve bien vite dans l’insécurité qu’elle avait cru avoir quittée.
Combien comme Naomi, partent loin de leur patrie, quittent leurs lieux de naissance pour aller à la recherche d’une vie meilleure et se retrouvent démunies et sans ressources. Nous pensons souvent que plus loin la mort, les épreuves ou les  difficultés .nous sont épargnés. Mais, il arrive que nous tombions de nue. Car la fuite de la mort par la famine ou la disette n’empêche nullement la mort par maladie ou par accident. Naomi qui était partie pour survivre, se retrouve seule et mains vides après 10 ans d’exil.
Ruth 1 :6-7 « Puis elle se leva, elle et ses belles-filles, afin de quitter le pays de Moab, car elle apprit au pays de Moab que l’Éternel avait visité son peuple et lui avait donné du pain. Elle sortit du lieu qu’elle habitait, accompagnée de ses deux belles-filles, et elle se mit en route pour retourner dans le pays de Juda. »
Puis dans sa détresse, une bonne nouvelle lui parvint: « Dieu s’est souvenu de son pays d’origine ». Cette femme affligée qu’est Naomi réagit vite quand elle entend parler de ces bienfaits. Elle ne réfléchit pas à deux fois avant de se lever pour quitter ce pays d’accueil ou elle a connu tant d’afflictions. Elle ne s’accroche pas inutilement, elle sait que c’est auprès de son peuple et de son Dieu qu’elle trouvera le secours dont elle a besoin en ce moment. Elle ne laisse pas l’orgueil ni le « que dira-t-on » l’empêcher de retourner en arrière.
Combien sommes-nous aujourd’hui à reconnaître nos erreurs de choix à la manière de cette veuve ? Combien revenons-nous en arrière pour mieux sauter, très peu je le crains. Beaucoup laisse l’orgueil les diriger et les empêcher de reconnaître les mauvais choix de départ ou de jeunesse, pour repartir sur des bonnes bases.
Nous sommes bloqués par les que dira-t-on des autres si nous acceptons d’admettre que telle décision n’a pas été sage. Dans le cas des migrants, combien acceptent-ils de revenir? Parce que malgré les nombreuses d’années passées, ils n’ont pas évolués, n’ont  pas trouvés leur compte, quelque fois même n’ont pas étudiés, n’ont pas de travail…? L’orgueil étouffe et empêche plusieurs de faire demi-tour et de revenir sur des bonnes bases.
Beaucoup désirent revenir plus riches que lors de leur départ, voulant montrer aux autres que leur exil leur a rapportés. Même si pour cela, il faudra attendre 20 ans ou plus, ou périr à petit feu en faisant un sale boulot (prostitution, etc.), vivant dans des petits appartements entassés les uns sur les autres, où les parents n’ont d intimités que quand les enfants sont à l’école, et ne survivant que des allocations familiales que l’Etat leur accorde. Pourquoi ? Parce que Personne ne désire se révéler comme un incapable aux yeux des autres.
Naomi et les siens sont parties pour trouver une meilleur vie mais ensuite, elle a compris que pour vivre, elle se devait de revenir auprès de son peuple et de son Dieu.
Cette femme avait compris une chose importante que le Saint Esprit désire nous enseigner aujourd’hui: avec Dieu nous ne reculons jamais, c’est juste l’impression que nous avons. Car pour nous, il a formé des projets de paix pour nous assurer un avenir meilleur Jérémie 29: 11. Aussi lorsque Dieu te révèle sa décision sur ta vie en permettant que des épreuves perdurent et ne s’arrêtent pas dans ce pays ou nous avons trouvé refuge, nous devons avoir la sagesse et le discernement de changer notre mentalité. Et si pour cela nous devons revenir à notre point de départ, ne craignons rien car il a prévu quelque chose en échange.
Proverbes 19: 21 « Il y a dans le cœur de l’homme beaucoup des projets, mais c’est le dessein de l’Eternel qui s’accomplit. »
Apprenons aussi qu’il y a des bénédictions (et bien sûr des malédictions) que nous recevons de nos nation, ce n’est pas pour rien à mon sens que Dieu a voulu que chacun soit né dans tel ou tel autre pays, ou tel ou tel autre foyer. Il y a des bénédictions qui s’y rattachent Genèse 12: 2-3, Genèse 49: 25
Naomi savait qu’en rentrant chez elle, auprès des siens, elle bénéficiera de ces faveurs dont Dieu déversait sur ses compatriotes. N’attendons pas que cette bénédiction nous suit là où nous sommes. Car quoi que vous fassiez ou peu importe qui vous deveniez vous serez toujours « originaire de ».
Aussi dès maintenant prenons des bonnes décisions pour rechercher la volonté de Dieu dans tous ce que nous faisons et décidons. Ne suivons pas le courant à l’aveuglette, quelqu’un vous dit qu’en Amérique le riz tombe du ciel, vous vendez tout pour atteindre à tout prix ce coin du monde.
Apprenons à rechercher la volonté de Dieu avant d’enclencher chaque décision car il connaît mieux que nous ce qui est mieux pour nous, et cette attitude nous évitera de perdre des années inutiles.
J’ai peut-être plus insisté sur le fait d’immigrer mais ceci s’applique à toutes les décisions de notre vie ; que cela concerne le choix du conjoint (attention de n’est pas se retrouver lier à vie au diable en personne parce qu’on a été trop pressée), ou le contrat de travail à signer dans telle ou telle société (sans nous laisser influencer par la somme exorbitante du salaire), ou encore le choix de telle ou telle fréquentation ( en sachant que les mauvaises fréquentations corrompent les bonnes mœurs), etc.
Nos décisions doivent toujours être muries et réfléchies dans la présence de Dieu afin de n’est pas nous détruire nous-même ni nous éloigner de Dieu.
Et dans le cas où le choix a déjà été fait n’hésitons jamais de revoir et de laisser Dieu par son Esprit nous guider sur la bonne marche à suivre, et si pour cela il faut revenir en arrière, ne trainons jamais mais pressons nous d’accomplir le désir de notre Père céleste car son seul but est de nous faire du bien.
Que Dieu vous bénisse abondamment.
A bientôt pour la suite.

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